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J’aim’ rais bien finir ma vie comme gardien de parc, Qu’ sur mon cabanon la pluie gifle que le vent claque, Qu’il chante dans les azalées, Qu’il court dans les allées, Et que dansent les feuilles, qu’ les jeunes pousses se trémoussent, ...qu’ les vieilles branches craquent…
J’aim’ rais avant mon souper m’assoupir sous l’ tilleul, Sur les courbes des jeunes filles qui courent me rincer l’œil, M’entret’ nir avec les mémés, Qui viennent se promener, Leur parler d’ fesses après la messe, piquer leurs religieuses, ...enterrer leur deuil…
Devenir d’un parc le gardien, Ouvrir la vieille grille qui geint, Ecouter les moineaux sereins, Sonner les cloches des gamins, Qui courent dans les ch’ mins…
J’aim’ rais comme gardien de parc faire patienter ma mort, Boire un coup avec les anciens au Café des Sports, Marcher sur les p’ louses interdites, Sourire aux carmélites, A coups d’ pain périmé, canarder les canards, aux blanches aurores…
J’aim’ rais qu’au printemps fleurisse oh l’école buissonnière, Qu’ les collégiens sur les bancs blancs rêvent des buissons verts, Comme un doux souv’ nir d’autrefois, Qu’ leur émoi soit à moi, Les jeunes couples qui s’enlacent, réchauff’ ront mon vieux cœur, ...mes centaines d’hivers…
Refrain
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